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Préhistoire et antiquité
- Paléolithique
Il est fort probable qu'à l'instar du bassin annécien l'on puisse trouver à Seynod, des restes humains datant de la fin du paléolithique. En effet, dès cette période, des chasseurs venaient traquer le gibier montagnard. Leurs traces se multiplient au magdalénien, avec des ossuaires d'ours et surtout de marmottes. Les agriculteurs apprécièrent de bonne heure les terres hors d'eau et les alpages, que l'on n'avait même pas déboiser.
- Néolithique
Le bassin annécien fut également habité au néolithique. La cité lacustre du port d'Annecy peut être datée du 3ème millénaire avant Jésus-Christ.
Les premiers habitants des bords du lac entretenaient déjà des relations commerciales à longue distance ainsi qu'en témoigne la découverte d'instruments en silex venus du Bugey, d'outils du Grand-Préssigny en Indre-et-Loire, et même d'un grain d'ambre jaune provenant de beaucoup plus loin encore.
Mais on ne possède guère de connaissances précises sur ces premiers habitants dont le village semble avoir disparu dans un incendie.
- Les âges de bronze et de fer
À l'age de bronze et à l'age du fer, si la vie n'a pas fui les bords du lac, comme le prouvent les cités plus récentes découvertes sur son pourtour, il faut admettre que rien ne permet d'affirmer qu'elle se soit maintenue sur l'emplacement d'Annecy qui paraît bien avoir été deserté jusqu'au premier siècle avant Jésus-Christ, période où les populations primitives de la Savoie furent peu à peu repoussées dans les hautes vallées par les Allobroges. Ce peuple, d'origine vraisemblablement celtique, s'installa dans l'avant pays où il établit plusieurs bourgades et construisit, dans les endroits stratégiques, des enceintes fortifiées.
C'est ainsi que les Allobroges s'implantèrent dans la plaine des Fins où, dans un modeste village de huttes, ils s'adonnèrent à l'agriculture.
- Sous l'empire romain:
Vaincu par le consul Domitius Ahenobardus en 122, puis par le consul Fabius Maximus en 121 avant Jésus-Christ, les Allobroges furent incorporés par les Romains à la Narbonnaise.
Les Romains n'éprouvaient pas la moindre attirance pour les Alpes, bien au contraire, mais leur politique d'expansion les contraignit à les conquérir et à les romaniser. Dans l'antiquité une intense activité régnait sur la commune de Saenodum. Sa bonne exposition, sa faible altitude, la fertilité de ses terres avaient déjà retenu les peuplades nomades qui s'y étaient installées pour fonder « loverchy », Sacconges, Vargloz, noms aujourd'hui encore familiers. De nombreux sites gallo-romains ont été repérés et des vestiges découverts sur tout le territoire de la commune, notamment: des fondations avec marbres, foyer en molasse, tuiles, poteries, verreries, gonds, couteaux et une monnaie de Zenon au chef-lieu, des murs et des tuiles à Césy (Crêt des soldats), Loverchy (les salles), Mathonex (Crêt Jacquet) et Vraissy (Les Huttins) et aussi des tuiles à rebords seulement à Bessonnex, Malaz et Treige; enfin d'importantes substructions, murs, chambres privées, opus signinum et plaques de marbre à Vergloz.
C'est au même endroit, sans doute, c'est à dire près de la côte 557,5 qu'a été constatée la présence de tegulae sur la tranchée de l'oléoduc en 1969 et lors du curage d'un fossé en 1972.
Il n'a pas pu être retrouvé au chef-lieu les vestiges de la villa signalée par Ch. Marteaux, mais après la restauration de l'église, il fût découvert en 1959, une inscription lapidaire en calcaire jaune de 0,60x0,82x0,18 encastré en remploi dans l'un des contreforts nord.
Tout au Sud de la nouvelle commune, soit à Balmont, des murs antiques et des tuiles ont été exhumés dans le talus de la nouvelle route, ainsi que des tombes à dalles au lieu-dit la Grevière.
Mais les structures les plus curieuses sont celles découvertes par B.Ruffet, en 1965, dans les bois des Varvets, au nord du ruisseau des Esparris. Il s'agit d'une enceinte entourant une ovalaire de 60x100 mètres, dont l'interprétation demeure difficile.
Notons que la commune était traversée par la voie romaine de Boutae à Aquae, comme le prouvent deux tronçons de chaussée de quatre mètres de large, déterrés en 1893 et en 1898 au sud du chef lieu, ainsi que les lieux-dits significatifs de l'Etraz, la Bunaz et Treige déjà cités.
- Les invasions Barbares:
En 259 et en 277 survinrent les invasions barbares. A la fin du siècle, le rejet des Alamans en Souabe par Probus permit le retour à la paix et à l'ordre sous le règne de Dioclétien. L'insécurité réapparut tout au long du Ive siècle. C'est également au Ive siècle que le christianisme s'implanta solidement dans la région et que fût crée le diocèse de Genève.
En 443, après avoir battu les Burgondes, le général romain Aetius leur donna la Savoie, où ils vinrent cohabiter avec les gallo-romains, apportant avec eux leurs lois et l'hérésie aérienne, négation de la divinité de jésus-Christ.
